Lorsque l’on pense à un safari au Botswana, ce sont souvent les animaux et les paysages qui viennent en premier à l’esprit. Les lions, les éléphants, les léopards, les vastes étendues sauvages, les couchers de soleil et les paysages du delta de l’Okavango. C’est ce que l’on vient chercher, ce que l’on imagine avant de partir et ce que l’on espère pouvoir rapporter en photographies.
Mais après douze jours passés entre Nxai Pan, Moremi et ces environs, l’Okavango et Savuti, ce groupe d’amis français est reparti avec bien plus que des images.
Le voyage avait quelque chose de particulier dès le départ. Le groupe, déjà uni avant même son arrivée au Botswana, réunissait trois générations de voyageurs chaleureux, ouverts et curieux de découvrir le pays. Certains connaissaient déjà l’expérience du safari, tandis que pour d’autres, c’était une première découverte du Botswana.
Au fil des jours, une nouvelle complicité s’est installée entre les voyageurs et notre équipe.
Notre guide, Moses, a beaucoup contribué à cette atmosphère. Toujours souriant, prêt à plaisanter et attentif aux petits détails, il ne s’agissait pas pour lui simplement de suivre un itinéraire ou de montrer des animaux, mais de veiller à ce que chacun profite réellement de chaque moment.
À Kazikini, notre camp était installé dans un endroit isolé, véritablement au milieu de nulle part. Ce soir lá, tout le monde était réuni autour du feu. Les voyageurs avaient apporté un jeu de carte et la soirée se déroulait simplement, entre rires, conversations et histoires de la journée.
Puis, soudainement, trois lycaons sont apparus dans le camp, poursuivant un impala. À quelques mètres seulement de nous, la scène s’est déroulée en quelques minutes. Les lycaons ont terminé leur repas avant de repartir aussi rapidement qu’ils étaient arrivés.
Notre partie de carte s’est arrêté le temps d’observer la scène, puis tout le monde a repris sa place autour du feu. C’est le genre de moment impossible à prévoir et difficile à décrire une fois de retour chez soi. On peut photographier les lycaons, bien sûr. Mais il est beaucoup plus difficile de photographier ce que l’on ressent lorsque l’on joue au carte autour d’un feu et que la vie sauvage se déroule à quelques mètres de soi.
« Après toutes ces années au Botswana, ce sont souvent ces moments que l’on ne peut ni prévoir ni organiser ni garantir qui restent les plus forts. La nature garde toujours sa liberté, et c’est aussi ce qui rend chaque safari unique. » — Isabelle, fondatrice d’Africa Voyages
Ce sont justement ces moments qui ont progressivement changé la nature du voyage. Au début, il y avait les voyageurs et l’équipe. Puis, jour après jour, les distances ont commencé à disparaître. Les repas étaient partagés, les soirées se prolongeaient autour du feu, les conversations revenaient naturellement sur les animaux observés, les paysages traversés et les moments qui avaient marqué chacun. Les surnoms sont apparus, les plaisanteries sont devenues des habitudes et la partie de carte s’est transformé en petit rituel du soir.
La présence francophone au sein de l’équipe a également permis aux conversations de circuler naturellement. Les histoires pouvaient être racontées, les plaisanteries partagées et chacun pouvait participer pleinement aux échanges. Au fil des jours, il ne s’agissait plus simplement de traduire une conversation.
Pendant ce temps, la brousse continuait à offrir ses propres spectacles. Les matinées commençaient tôt, souvent avant le lever du soleil, avec cette excitation particulière de quitter le camp sans savoir ce que la journée allait réserver.
À Nxai Pan, les vastes étendues et les pans salés donnaient une impression d’immensité. À Mababe, des hyènes s’approchaient suffisamment près du véhicule, poussées par leur curiosité. À Savuti, neuf lions marchaient tranquillement sur la piste.
Une rencontre avec un léopard a également marqué le voyage. Installé derrière notre véhicule, il tentait de se dissimuler pour observer les impalas qu’il espérait chasser.
Pendant quelques instants, nous avons simplement observé la scène en silence. Ce n’était pas seulement le fait de voir un léopard qui rendait ce moment particulier, mais cette impression d’être présent dans son environnement, pendant quelques instants, tandis qu’il ne faisait que vivre sa vie sauvage.
Mais la brousse ne se résume pas à ce que l’on voit. Il y a aussi tout ce que l’on entend, ce que l’on respire et ce que l’on ressent. La nuit, les grillons se mêlent aux grenouilles. Une hyène appelle au loin, un lion rugit, les hippopotames se font entendre depuis l’eau.
Les craquements des branches dans la nuit nous font tendre l’oreille depuis notre tente, sans toujours savoir ce qui se déplace dans l’obscurité. Peu à peu, tous ces sons deviennent notre musique de fond du voyage.
Certains matins, la brume recouvre encore l’eau à proximité du camp. L’air porte cette odeur particulière de la brousse, de la végétation sauvage, de la sauge et du basilic sauvages. Ce sont de petits détails que l’on ne peux pas forcément à photographier, mais qui deviennent pourtant une partie essentielle du souvenir.
Les longues distances et les pistes parfois cahoteuses faisaient elles aussi partie de l’expérience. Il y avait la poussière, la fatigue parfois, les kilomètres parcourus et cette excitation de ne jamais savoir ce qui pouvait apparaître au prochain virage. Et puis, progressivement, le temps semblait ralentir.
Pendant douze jours, le monde extérieur perdait de son importance. Plus besoin de consulter constamment ses emails ou son téléphone. Même le plus jeune du groupe s’est parfaitement adapté à cette déconnexion. La vie quotidienne semblait soudain très loin, remplacée par un rythme plus simple et plus naturel.
On se réveillait avec la lumière. On partait observer. On apprenait à écouter, à attendre, à regarder vraiment. La nature n’était plus simplement devant nous. Nous vivions en elle.
Et peut-être que cette reconnexion avec la nature nous rapprochait aussi les uns des autres. Le dernier soir, chacun a partagé son moment préféré du voyage. Les réponses auraient pu parler uniquement des lions, du léopard, des lycaons ou des paysages. Mais elles parlaient aussi beaucoup des personnes et des liens qui s’étaient créés.
Au moment des adieux, l’émotion était là. On s’est serrés dans les bras, et quelques larmes ont coulé.
Après douze jours passés ensemble, nous n’étions plus simplement réunis par un itinéraire ou un programme de safari. Nous avions partagé quelque chose de beaucoup plus personnel.
Puis est arrivé le retour à Maun. C’est souvent à ce moment-là que les voyageurs commencent réellement à mettre des mots sur ce qu’ils viennent de vivre……. Ils nous ont confié que l’expérience avait été bien au-delà de leurs attentes, y compris par le niveau de confort, de service et d’attention qu’ils avaient découvert au cours du safari. C’est un commentaire que nous entendons régulièrement chez Africa Voyages.
Le confort et le service ne sont pourtant pas toujours ce que l’on remarque immédiatement. Ils se ressentent plutôt dans cette impression de pouvoir lâcher prise, de se sentir accompagné et de simplement profiter de ce qui se passe autour de soi.
« Lorsque nos voyageurs nous disent au retour que leur safari a été au-delà de leurs attentes, cela me touche toujours. Avec les années, j’ai compris que ce sentiment ne vient pas seulement de ce qu’ils ont vu, mais aussi de la manière dont ils ont vécu leur voyage et de toutes ces attentions qui leur ont permis d’en profiter pleinement. »
— Isabelle Perrot, fondatrice d’Africa Voyages
Après douze jours, chacun est reparti avec des photographies, bien sûr. Mais les photographies ne racontent qu’une partie de l’histoire. Elles ne racontent pas les rires autour du feu, les parties de carte interrompues par trois lycaons, les conversations qui se prolongent le soir, les sons de la brousse dans la nuit, la brume sur l’eau ou l’odeur de la végétation sauvage.
Elles ne racontent pas non plus les liens qui se sont créés entre des personnes qui, douze jours auparavant, ne se connaissaient pas. Et surtout, elles ne racontent pas les personnes.
C’est peut-être cela, finalement, le Botswana que l’on ne photographie pas : tout ce qui fait profondément partie d’un safari, mais qui ne tient dans aucune image.
On photographie ce que l’on voit….Mais on se souvient surtout de ce que l’on a ressenti.
Basée à Maun, notre équipe met à votre service plus de 25 ans d’expérience au Botswana
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